Carlotta Nanut, mon élève italienne, a obtenu son master
Avec son mémoire consacré à « la dentelle à l’aiguille vénitienne et française des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles »
C’est avec une grande joie que j’ai appris la nouvelle.
Je ne vous cache pas être très fière de la jeune Carlotta, étudiante italienne, venue vers moi il y a deux ans pour découvrir le savoir-faire de la dentelle au point d’Alençon. Elle souhaitait comprendre les différences et les liens entre la dentelle de Venise, berceau de la dentelle à l’aiguille, et la dentelle d’Alençon qui en est son héritage.
Carlotta a obtenu en 2025 une bourse pour les jeunes dentellières par l’OIDFA. L’introduction d’un système de bourse(s) tend à permettre aux jeunes dentellières et dentelliers de réussir dans leur domaine d’étude et de faire progresser la connaissance et le développement de la dentelle.
J’ai hâte de pouvoir lire son mémoire.
Résumé de son mémoire en attente.


Gros point de Venise
Berceau de la dentelle à l’aiguille, c’est à Venise qu’apparut la première dentelle à l’aiguille au XVIᵉ siècle. Le Gros Point de Venise fut la première. Composé de motifs de grandes tailles, ornés d’un contour en volume, assemblés entre eux par de petites brides.

1660 – 1670
Maison des dentelles d’Argentan
Point de France
Lors de la migration de la dentelle à l’aiguille en France. Les manufactures commencèrent par créer ce que l’on nomme le Point de France. Des motifs aux contours qui s’affinent et les brides de plus en plus fournies jusqu’à presque constituer comme un fond.

Vers 1670
Maison des dentelles d’Argentan
Point d’Alençon
C’est au XVIIIᵉ siècle que fut créée une manufacture à Alençon. La dentelle va continuer de s’affiner, de nouveaux points très graphiques apparaissent et lui donneront plus de légèreté. Aujourd’hui encore, elle est toujours considérée comme la dentelle la plus fine du monde.

19e siècle
Musée des beaux art et de la dentelle d’Alençon


